Charade dans le rétro #66

Eclipse « sol-air »

En ce dimanche 6 juillet 1969, sur la pitlane, Bruce McLaren enfile sa cagoule, le sourire aux lèvres. Déjà bien calé dans sa McLaren M7C/1 (#5), le brillant pilote constructeur paraît serein avant le départ du 2e Grand Prix de France de Formule 1 couru sur le Circuit de montagne d’Auvergne.

 

Avec le 7e temps des essais sur 13 monoplaces engagées, toutes à moteur Ford Cosworth, il terminera la course 4e à un tour du vainqueur, l’Écossais Jackie Stewart sur Matra MS80. Entre eux deux, Jean-Pierre Beltoise (Matra MS80) et le Belge Jacky Ickx (Brabham BT 26) se sont livré un duel inoubliable, franchissant la ligne d’arrivée roue dans roue.

 

Cette moitié de visage découverte traduisait-elle une excellente saison 1969 ?

 

La victoire générale, pour la 2e fois après 1967, au challenge américain CanAm avec sa McLaren M8B et la 3e place au Championnat du monde de F1, toujours sur une auto portant son nom. Ainsi que les résultats tout aussi flatteurs de son ami, compatriote et coéquipier Denny Hulme. Mais la partie cachée de son front pouvait-elle imaginer que, onze mois plus tard, ce héros de la piste allait s’éteindre, à 32 ans, lors d’un accident à Goodwood en Angleterre.

 

Entre ombre et lumière, le grand Bruce appréciait l’humour. Ses innombrables fans n’oublieront jamais son nom . Même plus d’un demi-siècle plus tard où les F1 qui le portent continuent de briller sur les circuits du monde entier.

 

Guy Lemaître/Agissons pour Charade

Photo: DPPI

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