Disparu en 1980 à 31 ans suite à une chute en course 250 sur le circuit Paul Ricard, le Parisien Olivier Chevallier a laissé une empreinte forte dans le milieu de la course moto des années 70.
Avec sept participations entre 1970 et 1974, Charade fait partie de cette trajectoire prometteuse. Brillant et visionnaire dans l’approche professionnelle de la compétition, il fut un précurseur de la « pêche » aux sponsors. La SEITA avec les cigarettes Gauloises, Pernod, Baranne, BP puis ESSO figurent parmi ses conquêtes commerciales, notamment au sein du team Sonauto Yamaha au côté de Patrick Pons.
En fin de saison 1970, son titre de champion de France national 250 le propulse dans l’univers du professionnalisme. Et 1972 concrétise cette ascension avec une saison en Grand Prix 250 et 350 cc. Charade lui apporte sa première participation en Inter. Il lutte aux avant-postes en 350 (#53) mais sera victime d’une dégradation de ses pots d’échappement.
Olivier connaît bien le « grand huit » auvergnat: chute en 1970 au Circuit international de Charade sur Yamaha 250 (#9); abandon aux 300 kilomètres de Charade l’année suivante.
Puis arrive 1973 et la manche auvergnate du tout jeune Prix FIM 750 (championnat du monde de cette cylindrée où étaient acceptées les motos à partir de 350 cc). Arrivant une semaine après le tragique Grand Prix d’Italie à Monza (gros accident où les champions Jarno Saarinen et Renzo Pasolini ont trouvé la mort), l’épreuve française marque un tournant dans l’approche de la sécurité des pilotes moto sur ce type de circuit. Olivier se joint au groupe de pilotes grévistes emmenés par Christian Bourgeois et Éric Offenstadt… sans en avertir son nouvel employeur, l’importateur français de Harley Davidson. Exclu de son team, Olivier n’aura pas l’occasion de tester sa nouvelle monture aux côtés de son coéquipier Michel Rougerie, non gréviste.
La saison inter 1974 lui donne l’occasion de retrouver Charade lors du 10e et dernier GP de France organisé sur cette piste. En 350 (#36) et en 500 (#37), son retour sur Yamaha ne lui apporte que de modestes résultats en milieu de classement.
Tout au long de son parcours sportif, Olivier Chevallier a bénéficié de la complicité et des connaissances techniques de son frère Alain pour la mise au point de ses bécanes.
Guy Lemaître/Agissons pour Charade
Photos: Paul Lutz & Guy Lemaître


